« Amour de soi et égoïsme » Lise Bourbeau

Faites-vous partie des personnes qui ont peur de passer pour une égoïste si vous vous permettez de faire, d’avoir ou d’être ce que vous voulez ? Si oui, révisons ensemble si votre peur de l’égoïsme est bien fondée.

S’aimer se reflète à travers différents comportements : répondre à nos propres besoins pour être bien; nous donner le droit d’être humain avec nos imperfections et nous permettre d’être différent sans chercher à nous changer pour faire plaisir à l’autre.

Ça se traduit également par le fait de savoir que nous avons encore des blessures non guéries qui nous font parfois agir de façon contraire à ce que notre cœur désire pour ensuite être capable d’aller de l’avant sans nous sentir coupable.

Être égoïste signifie vouloir prendre quelque chose qui ne nous appartient pas de quelqu’un d’autre pour satisfaire nos propres désirs ou caprices.
Commençons avec des exemples dans l’« avoir » pour vérifier si c’est de l’amour de soi ou de l’égoïsme:

Vous gagnez un montant d’argent et vous ne voulez pas en donner à vos proches qui s’attendent à en recevoir. Ce comportement reflète de l’amour pour soi, car vous n’enlevez rien qui appartient aux autres, vous choisissez plutôt d’écouter ce que vous voulez. C’est celui qui s’attend à en recevoir qui représente la personne égoïste.

Dans vos temps libres, vous avez une journée de congé et vous n’avez pas le goût d’aller visiter votre vieille maman qui s’ennuie. Ce n’est pas de l’égoïsme, mais plutôt de l’amour de soi, car votre temps n’appartient pas à votre maman. Si elle se trouve malheureuse parce que vous n’y allez pas, c’est elle qui devient égoïste.

Passons maintenant à d’autres exemples reliés au « faire »:

Vous avez un talent ou une profession de coiffeur, par exemple, et la famille s’attend à ce que vous leur offriez le service gratuitement et sur demande. Dire non n’est pas égoïste, ça signifie plutôt que vous respectez vos limites.

Vous voulez aller en vacances avec votre conjoint pendant une semaine ou deux sans les enfants (quel que soit leur âge). Même si les enfants pleurent pour y aller, votre choix de les laisser avec une gardienne ne révèle pas de l’égoïsme. Encore une fois, votre temps (ou présence) ne leur appartient pas. Vous ne faites qu’écouter un besoin important pour l’harmonie du couple.

Voici deux autres exemples au niveau du « être »:

Vous êtes malheureuse parce que vous vous sentez abandonnée par le conjoint qui travaille beaucoup. C’est égoïste de votre part de lui exiger de moins travailler afin qu’il passe plus de temps avec vous. Vous pouvez faire votre demande et lui exprimer votre préférence, mais votre conjoint n’est pas égoïste s’il sent le besoin de travailler et ne répond pas à votre demande. Il comble son besoin, donc il est dans l’amour de soi et si vous dépendez de lui pour être heureuse, vous êtes dans la peur de ne pas être aimée plutôt que dans l’amour de soi.

Vous aimer dans cette circonstance, c’est d’accepter que si le conjoint ne peut être là, vous décidez de vous trouver des divertissements ou occupations qui vous rendront heureuse.

Vous êtes fatigué et votre sœur vous invite à une soirée familiale. Vous ne voulez vraiment pas y aller, car vous savez que vous avez plus besoin de repos que d’une sortie. Vous n’osez pas dire non, car vous avez peur de passer pour une égoïste, puisque vous seriez la seule personne de la famille manquante. Encore une fois, ne pas y aller n’est nullement égoïste, car vous n’enlevez rien à votre famille: tout ce que vous faites est que vous ne répondez pas à leurs attentes.

Comme vous pouvez le constater, l’amour de soi, c’est être à l’écoute de ses propres besoins. Souvenez-vous que lorsque vous dites ou faites quoi que ce soit par peur d’être égoïste, vous n’agissez pas par amour pour vous-même.

En agissant par peur de quelqu’un ou de quelque chose, vous vivez automatiquement de la colère face à vous-même et, trop souvent, cette colère s’exprime envers quelqu’un d’autre, ce qui a pour effet de vous faire vivre plusieurs autres émotions.

Même si vous trouvez difficile d’agir par amour pour vous au risque d’être jugé d’égoïste aux yeux des autres, vous constaterez tous les bienfaits d’agir par amour plutôt que par peur.

De plus, vous constaterez que votre entourage sera peut-être surpris ou choqué ou déçu au début, mais au fur et à mesure que vous vous permettrez d’écouter vos besoins plutôt que de vous conformer aux attentes des autres, votre entourage vous le permettra.

C’est ainsi que nous devenons conscients de notre degré d’acceptation.

De plus, vos proches vous admireront d’être capable d’écouter vos besoins. Vous deviendrez un bon modèle pour eux.

Cela ne vous empêche pas de donner ou de faire plaisir aux autres, car lorsque vous le faites par amour, vous êtes assuré de recevoir des autres par amour puisqu’on obtient la récolte de ce qu’on sème.

Lise Bourbeau

http://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/amour-de-soi-egoisme/

C’est un point de vue que je partage et je vais pouvoir tester mon degré d’amour de soi pendant les vacances chez ma mère !

Se retrouver en famille, c’est risquer de jouer le rôle adopté dans l’enfance.

Il va me falloir beaucoup d’attention pour être dans le présent.

Je m’exerce à cela depuis pas mal de temps mais comme les interactions avec l’extérieur se limitent à des rapports de voisinage et même si je ne joue pas volontairement de jeu de rôle, en famille, c’est autre chose !

J’essaie de ne pas anticiper et justement de profiter de la situation pour ne pas me projeter dans le futur mais rester bien ancrée dans l’ici et maintenant.

La réaction ou stratégie de défense face au stress que constitue la situation, c’est de vivre les jours qui précèdent ce voyage, de la plus libre façon possible, sans aucune retenue ou contrainte. Comme si cela allait compenser la nécessité de faire des concessions.

Ça n’est pas évident d’être soi-même avec des proches parce que chacun croit connaitre l’autre ou du moins a identifié la personnalité d’une certaine manière qui reste imprégnée tout au long de la vie.

On se colle mutuellement des étiquettes qui correspondent à des traits de caractère précis, des situations marquantes, qui resteront collées inconsciemment et fausseront le regard.

Et ça n’est pas parce qu’on est conscient de qui on est d’un point de vue élargi, que les choses sont plus faciles parce qu’on se voit agir et si on retombe dans les schémas comportementaux de l’enfance, on aura tendance à culpabiliser.

Pour me préparer, je vis donc un lâcher prise total où l’élan de l’instant me guide vers l’instant suivant. Je n’anticipe rien et me contente de vivre au jour le jour en lâchant la peur et la culpabilité. Ça n’est pas facile mais c’est une façon de s’alléger énergétiquement puis de rester centré, ancré et connecté.

Les exemples donnés par Lise Bourbeau peuvent paraitre simplistes mais c’est au quotidien qu’il est bon de manifester son essence d’amour et de lumière.

Notre entourage, avec qui nous cocréons un certain type de relations, est influencé par l’amour en nous.

Lorsque nous le manifestons vis à vis des aspects internes immatures ou jugés comme tels, notre regard sur l’autre change et nous commençons à décoller les vieilles étiquettes, de part et d’autre.

Le simple fait de s’observer ne serait-ce que quelques secondes, permet de revenir au présent et de laisser ainsi le passé, les préjugés, derrière.

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