Chronique de l’éveil : l’indulgence

Chronique de l’éveil : l’indulgence

J’étais dans la voiture d’un collègue qui venait de passer une journée éprouvante. Devant nous, un véhicule roulait au ralenti. Très agacé, il maudit le conducteur : « Prends un vélo, si tu ne sais pas conduire ! » Furibond, il constata qu’il ralentissait davantage. « Quel imbécile, il le fait exprès ! L’humanité m’exaspère parfois ! », aboya-t-il. Soudain, la voiture freina brutalement et nous ne pûmes éviter de l’emboutir. Dans une colère explosive il sortit de la voiture et rejoignit le conducteur.

Il vit alors le visage décomposé d’une femme en sanglots affalée sur son siège. « Est-ce que ça va ? », lui demanda-t-il avec précaution. Sa colère disparut subitement. « Excusez-moi, je suis perdue. Mon mari vient de décéder et je suis déboussolée », gémit-elle. Mon collègue l’aida à sortir de la voiture et la serra dans ses bras. Il se sentit honteux de s’être emporté contre cette femme en deuil. Dès lors, il ne critiqua plus jamais personne.

Soyez indulgent envers vous-même et les personnes qui vous entourent. Comme vous, elles ont toutes leurs propres histoires de vie, qui peuvent être accablantes par moments. Offrez-leur votre bienveillance, surtout quand votre mental est sur le point de les juger gratuitement. Peu importent leur actes, ouvrez-leur votre cœur, amenez un peu de douceur. Ce faisant, vous apporterez de la lumière non seulement à votre espace intérieur, mais également à toutes les personnes que vous côtoyez.

par Nassrine Reza

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