Il y a deux sens pour les pleurs

Il y a deux sens pour les pleurs

La vie des hommes contemporains est transitoire comme l’est le mouvement suivant une ligne droite. L’homme ne peut pas toujours se mouvoir en ligne droite d’autant plus qu’il ne le désire pas. Il doit élever une perpendiculaire en un point de la droite et marcher debout. C’est là le chemin sur lequel l’homme peut trouver la vérité.

Du moment qu’il cherche à atteindre la vérité, Il commence à penser à Dieu et ses souffrances disparaissent. La vérité et votre amour pour Dieu sont en état d’arracher des larmes à vos yeux. Les humains pleurent parce qu’ils n’ont pas trouvé la vérité. Lorsqu’ils l’ont trouvée, ils peuvent encore pleurer, mais de joie.

Il y a donc deux sens pour les pleurs: les pleurs de tristesse et les pleurs de joie. Les premiers sont semblables à la pluie qui roule et arrose la terre sèche. Les fleurs avalent la pluie et se réjouissent d’être rafraîchies. La seconde pluie est semblable à de la rosée, elle rafraîchit les fleurs. Dans ce sens, il est bon que l’homme pleure afin d’arroser les fleurs de son jardin. Ces pleurs apportent une bénédiction à l’âme humaine. Ainsi pleure celui qui comprend le sens des souffrances et des joies.

Chez celui qui ne le comprend pas, au lieu de rafraîchir les fleurs, il les brûle. Cela indique que ses larmes sont très chaudes. Examinez vos larmes et tirez-en pour vous-même une fidèle conclusion. Si les larmes apportent une bénédiction en vous, recueillez-les dans une coupe et absorbez-les dans des mouchoirs de pure soie afin qu’elles ne tombent pas à terre.

Une chose est importante pour l’homme: élever une perpendiculaire dans sa vie. La perpendiculaire n’est rien d’autre que la manifestation de l’âme humaine dans la direction d’où vient l’amour divin. Tenez votre conscience en éveil afin que la perpendiculaire ne s’incline pas. La plus petite inclinaison conduit à la vie matérielle. Plus l’inclinaison devient grande, plus l’homme s’écarte du droit chemin de la vie, c’est-à-dire de la perpendiculaire et il s’arrête sur la surface où l’homme se meut dans le monde purement physique.

Le Maître parle ici des lignes droites et des perpendiculaires. Cela est symbolique et très significatif. Dans le monde à trois dimensions, combien y a-t-il de direction ? On peut s’y mouvoir en avant et en arrière, à gauche ou à droite, vers le haut ou vers le bas.

Le Maître dit: «La vérité et votre amour pour Dieu sont en état d’arracher des larmes à vos yeux». Lorsque vous écoutez de la musique qui vous touche le cœur ou quand on vous raconte un acte de noblesse, vous pleurez. Parfois vos larmes coulent de joie, en face de la nature ou à la lecture d’un beau livre qui vous conte l’histoire d’un héros. On ne pleure pas toujours de souffrance ou de tristesse. Les larmes de joie sont tellement réconfortantes, embellissantes, rajeunissantes, qu’on ne peut les comparer à celles qui coulent parce qu’on est affamé ou qu’on veut se venger. Ce sont alors des pleurs de haine, de rage, de souffrance. Les deux sortes de larmes sont nécessaires.

À ce propos, le Maître nous dit que ne jamais pleurer est un très mauvais indice. Tous les êtres humains doivent pleurer de temps à autre mais pas constamment. Ceux qui ne pleurent jamais ont un jardin intérieur desséché, ils ont le cœur sec. Certains pensent que ne jamais pleurer c’est faire preuve de caractère. Non. Il faut pleurer de temps en temps. Les fleurs ont besoin d’être arrosées. Toutefois, pleurer des jours durant, c’est beaucoup trop. Cela ternit les yeux, attire la moquerie générale, rend pleurnichard. Après les pleurs il y a toujours un épanouissement parce que notre jardin est arrosé. Certains, après avoir pleuré disent: «Comme je me sens bien maintenant». Pourquoi? Parce que les pleurs arrosent, rafraîchissent, nettoient les fleurs qui sont poussiéreuses, les larmes les lavent doucement.

Le Maître dit encore: «Ne versez pas vos larmes sacrées n’importe où, parce qu’elles sont choses précieuses. Ayez un mouchoir de soie fine pour les recueillir. Ne les laissez pas choir à terre». Lorsque le Maître nous a parlé des larmes, tous nous étions étonnés qu’il les apprécie tant. Il nous a dit: «Prenez une bouteille et remplissez-la de vos larmes». Le monde invisible surveille la coupe de nos larmes afin de voir si elle est pleine. S’ils voient qu’elle ne déborde pas encore, les êtres invisibles nous disent: «Nous n’irons pas encore porter à cet homme ce qu’il réclame, il n’a pas encore rempli sa coupe». Tout cela est symbolique.

Le Maître disait encore: «Vous croyez avoir beaucoup souffert mais le monde invisible pense que c’est insuffisant». Cette réflexion ne soulageait pas beaucoup les frères et les sœurs, à l’exception de ceux qui pleuraient beaucoup et qui pensaient alors avoir fini de souffrir bientôt, avant les autres. Le Maître nous dit qu’il y a deux sortes de larmes: celles qui sont semblables à la pluie et celles qui ressemblent à la rosée. Il dit aussi que les larmes ne doivent pas brûler les fleurs, certaines, en effet, sont très chaudes.

Il insiste beaucoup pour qu’on élève une perpendiculaire dans sa vie. Il explique ensuite: La perpendiculaire n’est rien d’autre que la manifestation de l’âme humaine dans la direction d’où vient l’amour divin. Cela est très clair. La vie matérielle nous fait dévier, elle nous déforme et nous incline. Il ne faut pas se jeter éperdument dans la vie matérielle parce qu’il y aura non seulement des déformations physiques, mais notre âme, notre esprit, au lieu de monter vers le soleil spirituel se déformeront.

Messages No. 209 Lever de soleil du 30 avril 1943 de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Source: http://herosdelaterre.blogspot.ca/

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