La Joie d’une faiseuse de fées

jouer joie

Je viens vers vous comme une fleur pour y déposer cette chronique qui a la Joie pour thème

Comme une fleur, oui. Une fleur fraîchement poussée – voire une fleur fraîchement cueillie.

Mais n’allez pas imaginer, en raison de cette ingénuité, que je sois née de la dernière pluie.

En fait, si je me sens légitime pour parler de la Joie, c’est précisément parce que j’en ai été très longtemps éloignée. 

Disons-le autrement : je ne viens pas du monde des Bisounours, mais il se trouve que la Joie me réclamait et que j’ai fini par lui céder.

Car voilà, c’est comme ça : la Joie nous réclame. Tous. Toujours. Tout le temps.

La Joie nous réclame, parce que nos composants sont identiques. Ainsi va la Loi.

Voilà : c’est dit. La Joie est notre formule de base.

Au cœur de nos cellules, au cœur de chaque particule. Au cœur du vide qui n’est pas, il y a la Joie. Mais j’aurais pu tout aussi bien dire seulement : au cœur, il y a la Joie.

Et ajouter qu’il n’y a que notre oubli de cette vérité et notre oubli du cœur pour nous en maintenir éloignés.

On peut passer sa vie dans les marécages. On peut dormir dans des cartons, dans des cages d’escaliers inhospitalières, dans des lits d’hôpitaux de banlieues in-accueillantes. On peut faire n’importe quoi pour la contrarier, elle est là, encodée, et l’Univers nous demande de la libérer.

Nous aussi nous la réclamons bien sûr. Mais même ça, on a tendance à l’oublier.

Pourtant, on peut vouloir n’importe quoi – une paire de chaussures bleues véganes, une maison « les pieds dans l’eau », un rosier grimpant du Japon ou même une chronique écrite par Bibi himself dans la Presse Galactique;) – le véritable motif derrière sera toujours le potentiel de Joie que l’on pourra en retirer.

Bon : je résume :

– La Joie est notre composante naturelle.

– Elle récapitule à elle seule tous les désirs que l’on a, ceux que l’on a eus et ceux que l’on pourrait avoir.

Reconnaissez que c’est pas mal déjà, pourtant ce n’est pas fini ! Et pourquoi ce n’est pas fini ? Vous le savez, bien sûr… mais pourquoi priverais-je de la Joie elle-même de la Joie de le rappeler ?

Eh bien, il se trouve qu’elle est aussi le plus facile et le plus court chemin pour arriver jusqu’à la manifestation de ce désir grâce à quoi sera libéré tant de Joie.

Oui. La Joie est le meilleur chemin pour arriver jusqu’à la Joie elle même !

Euh… mais alors, comment faisons-nous pour passer si souvent à côté ?

Eh bien il se trouve que nous avons pris une fâcheuse habitude.

Certes, on veut ce truc-là ou celui-là. Cette relation. Ce corps. Et jusque-là tout va bien.

Sauf que quand l’objet de notre désir tarde un peu à se manifester, on « s’arrange »pour en être contrarié.

On s’arrange, autrement dit on le CHOISIT.

C’est drôle non ?

C’est exactement comme si on disait :

La Joie que j’attends ne m’arrive pas tout de suite ? Très bien, piskecéça je lui bloque l’accès !

Car en se conduisant ainsi, non seulement on se prive de toutes les autres sources de Joie qui pourraient nous arriver via d’autres canaux, mais on se coupe de l’essence de notre vœu lui-même qui a besoin de notre Joie pour acquérir toute sa densité.

Du coup, après, on s’est tellement éloigné qu’il faut tout réapprendre et trouver pas à pas des fréquences susceptibles de nous en rapprocher.

Mais la Joie est aussi pour toutes les raisons précitées la réponse concrète à toutes les vraies questions que l’on pourrait être amené à se poser.

Tu cherches ta mission de vie ?

Eh bien : regarde à l’exact endroit où tu te sens dilaté.

Ne cherche pas là où ça coince. Ne cherche pas là où c’est compliqué. Ne cherche pas dans l’ancien monde une formation qui aurait pour libellé « apprenez à exercer la Joie ».

En revanche, comme le Nouveau Monde est juste super-posé à l’ancien (Super, il est posé !), ne t’étonne pas si celle-là finit quand même par te trouver.

Ce jour là, n’oublie pas d’en faire une capture amoureuse un peu comme on fait une capture d’écran.

Fais-le pour toi bien sûr, mais fais-le aussi pour tout ce qui existe en chaque règne : si tu savais comme l’Univers jubile, chaque fois que tu laisses la Joie t’attraper.

Hélaine – faiseuse de fées, conteuse d’histoires

LAPRESSEGALACTIQUE.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *