L’amour inconditionnel

enfant peluche papillon

« Aimer, tout le monde croit savoir, mais en réalité très peu de gens savent aimer vraiment. Je parle d’aimer sans vouloir « posséder ». Aimer sans attacher mais au contraire en laissant l’autre libre d’exister en dehors de soi.

« Cela n’est pas se résigner à ne pas avoir l’exclusivité et le pousser à nous être infidèle, mais au contraire, c’est vouloir comme la plus haute preuve d’amour qu’il soit d’abord fidèle à lui-même.

« Cet amour là implique une compréhension, un respect total de l’être aimé et aussi de soi-même. Cela implique de ne pas imposer ses désirs ou sa volonté, ne pas vouloir exercer un quelconque pouvoir sur lui. En réalité on aime vraiment quand on n’utilise pas la faiblesse de l’autre pour lui imposer notre force.

« Mais pour aimer vrai il faut bien sûr avoir pleinement conscience que notre façon d’aimer actuelle est bien souvent conditionnée par nos manques affectifs liés à l’enfance, par les idées fausses ou dévalorisantes qui nous ont été transmises par nos proches, la société, la soi-disant morale.

« Quand on espère et qu’on fait tout pour que l’autre nous restitue l’amour dont nous avons peut-être manqué dans notre enfance, nous lui demandons quelque chose de beaucoup trop grand pour lui. Comment pourrait-il être à la hauteur ? Aucun homme, aucune femme ne peut remplacer cet amour là…

« Il faut donc déjà faire le deuil de cela, renoncer à un meilleur passé, accepter ce qui a été et se pardonner à soi-même pour avoir entretenu la souffrance pendant si longtemps. Pour avancer, il faut aussi reconnaitre sa part de responsabilité dans toute chose et ne pas sans cesse la fuir en rejetant la faute sur l’autre.

« Ensuite il nous faut voir en nous notre propre valeur, parce que nous en avons tous une, nous sommes tous des êtres uniques, spéciaux, en réalité des enfants de Dieu, aussi merveilleux qu’il est possible de l’être. Alors commence un travail de résilience qui nous permet de transcender la souffrance et on peut enfin commencer à aimer pleinement l’être que nous sommes. Dès lors on peut aussi aimer vraiment l’autre pour ce qu’il est et non pour ce que nous voudrions qu’il soit.

« Il faut aussi, avoir présent à l’esprit que la personne que nous aimons n’est pas celui qui nous complète car nous étions déjà un être entier avant de le rencontrer.
Il faut juste penser qu’il n’est qu’un « supplément », quelqu’un qui nous embellit l’existence mais qui ne la remplit en aucun cas.

« Ainsi quand il sortira de notre vie, parce que bien souvent les histoires d’amour s’achèvent, celle-ci ne s’écroulera pas pour autant. On acceptera même de le laisser partir car on saura au fond de nous qu’on ne peut pas l’empêcher de vivre ce qu’il a à vivre ailleurs. Il est un être libre et nous nous devons de respecter ses choix, même si cela nous fait mal…

« Les rencontres que nous faisons ne sont jamais le fruit du hasard ! Chaque être humain, qui nous accompagne un bout de chemin, a quelque chose à nous apprendre sur nous ou nous avons quelque chose à lui apprendre sur lui.
Il faut donc l’accueillir au mieux, essayer de comprendre le message, vivre intensément chaque instant en sa présence, et puis le laisser partir quand il le décide, quand autre chose ou quelqu’un d’autre l’appelle ailleurs.

« Aimer ainsi c’est accéder à la source de l’amour en soi qui va faire que donner de l’amour aux autres deviendra notre essentiel, notre priorité absolue. Surtout que l’on se rendra compte alors qu’en donnant sans rien attendre en échange, on reçoit infiniment.

« Cet Amour là, l’Amour sans condition aucune, sans peur, sans reproche, sans attente, c’est le seul, le vrai Amour qui soit, l’Amour avec un grand A. Tout le reste n’est qu’illusion et souffrance inutiles. »

En donnant sans rien attendre en échange, on reçoit infiniment. Qui prie pour autrui voit sa prière exaucée. Agis selon ton impulsion, sois généreux, ta vie le deviendra. Et une vie généreuse, mes chers amis, une vie généreuse est une vie qui vaut le coup. A force de rapacité, de gratte, de grogne, d’avarice, d’étroitesse d’esprit et de cœur, d’absence d’élan, à force on devient pierre. On se pétrifie dans l’angoisse d’être, aussi à la vie préfère-t-on l’absence, l’ignorance, le néant.

Seuls les enfants du feu comprennent le bleu, disait Carl Sandburg. Les enfants du feu, ceux qui ont brûlé dans les flammes de l’enfer, ceux qui ont eu le courage ou le désespoir de ne pas fuir la douleur une fois de plus mais au contraire de sauter là où les flammes sont les plus hautes, ceux qui ont consumé jusqu’à la dernière cellule de leur corps dans les flammes de l’enfer, ceux-là même qui sont renés de leur cendre, phénix d’eux-mêmes, ceux qui sont morts de leur vivant, sont les seuls qui en mourant ne mourront pas.

Ces enfants-là, du drame et de la douleur, ont un don pour ôter le malheur. Comme certains barrent le feu, les enfants du feu barrent le blues. Ils ôtent la déprime. Ils éclairent les ténèbres. Ils dissipent les angoisses. Car ils y sont passés, ils y sont morts, et ils en sont revenus.

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