Le cerveau est programmé positif car il n’entend pas la négation !

cerveau

Avez vous remarqué que dans notre langage nous utilisons énormément de négations, par exemple, quand on aime quelque chose au lieu de dire c’est bien, beau ect… on dit c’est pas mal ( donc pas et mal ) 2 négations pour exprimer au départ un sentiment positif, vous me suivez ?

« Ne cours pas » dit la mère à son enfant. En général, celui-ci aussitôt accélère… Dire « N’ayez pas peur » est en général le meilleur moyen d’effrayer. Pourquoi ? Car le cerveau naturellement n’entend pas la négation, il entends cours, peur, tomber etc…. C’est pourquoi si vous voulez être compris efficacement, employez la forme positive : »Marche lentement » ou « calme ».

Mieux encore, exprimez votre calme ou votre autorité par votre posture ou votre gestuelle qui sont beaucoup mieux comprises que le langage verbal par notre cerveau émotionnel.

Je choisis qu’aujourd’hui ce sera facile même si je doute! cette phrase peu aider dans les moments de craintes et de problèmes à régler rapidement, ça fonctionne très bien, essayez! cela évite de ruminer des pensées négatives et courcircuite l’énergie qui va se débloquer.

Plus surprenant, notre cerveau ne fait pas de différence entre la réalité et l’illusion. Si vous regardez une personne ou si vous imaginez sa présence, vous mettez en jeu les mêmes neurones et les mêmes zones cérébrales. Ce sont les dernières découvertes de Jeannerot en 2002.

A peine âgé de 15 minutes, un nouveau né commence à imiter sa mère. Nos propres illusions dépendent du milieu dans lequel nous avons été élevés. Un chat qui a été élevé dans un milieu sans verticales ne pourra plus jamais les percevoir lorsqu’il aura dépassé 12 mois.

Notre suprématie, c’est d’être humain, de savoir reconnaître notre environnement et gérer nos émotions, pas d’être intelligent. Sur ce plan, un ordinateur pourra toujours nous battre. La performance humaine et managériale repose donc sur la confiance en soi, l’expertise alliée à l’entraînement et à la stabilité émotionnelle.

Notre cortex automatise nos émotions et cet automatisme qui est une économie de temps, devient facteur d’inhibition avec l’âge. L’anxiété liée au souvenir du passé ou à la peur de l’avenir est en général facteur de blocages principaux qui conduisent à l’échec.

La solution est de se concentrer sur le présent. Ainsi les personnes âgées soignées à la Salpêtrière qui ont peur de tomber, tombent en général parce qu’elles sont focalisées sur l’avenir, à savoir le but à atteindre ou le passé, c’est-à-dire le souvenir d’une précédente chute, au lieu de regarder où elles posent leurs pieds… Un exemple à méditer pour la conduite de projet?

Nos quatre adversaires sont donc :

Le conditionnement, le poids des habitudes, s’écouter et s’observer permet d’en changer.

La pression des exigences quotidiennes et simultanées, des délais et des résultats.

Le regard de l’autre.

La fatigue, la mauvaise gestion de son énergie

Pour en savoir plus :

Le cerveau magicien, Roland Jouvent, Odile Jacob, 2009

Voyage extraordinaire au centre du cerveau, Jean-Didier Vincent, Odile Jacob 2008

La décision, Alain Berthoz, Odile Jacob, 2003

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Source : Agnès Piontkowski

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