Manifester l’amour sans le dire crée les meilleures conditions dans l’âme des autres…

Manifester l’amour sans le dire crée les meilleures conditions dans l’âme des autres…

L’âme humaine est préparée pour aimer de cet amour. Malheureusement le corps physique veut s’en mêler et il embrouille tout. Il ne faut pas que le corps physique participe trop à l’amour. Pour conquérir l’amour de quelqu’un tournez-vous vers Dieu et dites-Lui: « Père, tu as de nombreux enfants. Fais que parmi eux s’en trouve un que je puisse aimer, et donne-nous ta bénédiction. Permets-nous de nous aimer ». Dieu ouvrira vos âmes, pour l’éternité. Vous connaîtrez alors un vrai mariage. Je vais vous étonner et vous choquer peut-être. Autrefois, le mariage était tout différent de ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y avait pas de cérémonies, pas de prêtres pour faire faire des promesses. Dieu Lui-même bénissait l’amour.

Lorsque deux êtres s’aimaient, c’était véritablement d’un amour éternel, parce que Dieu les liait ensemble. Quand les hommes oublièrent cet amour, en même temps que beaucoup d’autres choses, ils inventèrent les rites, les engagements, tout le cérémonial d’aujourd’hui. La foi dans l’amour avait disparu. Chacun pose à l’autre la question : « M’aimes-tu ? » et recommence le lendemain. Pourquoi ? On oublie d’aimer, justement parce qu’on le répète à tout moment.

Dans la science occulte, on vous enseigne de ne pas dire à quelqu’un que vous l’aimez. Cela risque fort d’être le début des querelles et des mésententes. Un disciple, quand il entend qu’on lui dit : « Je vous aime », fait semblant de n’avoir pas entendu, afin de ne pas perturber ce qui est en voie de développement. Répondre : « Moi aussi », va les conduire tous les deux à faire des essais, des expériences. Et s’il répond le contraire, cela ne vaut guère mieux. Il ne doit pas ouvrir toute grande sa porte et donner tout. Et s’il doute de cet amour et demande: « Combien m’aimez-vous ? » Quelle sera la réponse ? Un enfant écarterait ses bras : « Comme ça », parce qu’il ne peut avoir une idée de la grandeur de l’amour. Aux yeux d’un Maître cette mesure est minuscule.

Posez l’autre question : « Comment m’aimez-vous ? »

L’amour d’un loup ou celui d’une brebis seront bien différents, l’amour d’un lion ou celui d’un ange n’ont pas grand-chose de commun. Parler de votre amour vous fait courir un danger: que diminue l’amour. Il ne faut pas toujours dire l’amour : il se sent, il se voit, il se manifeste d’autres façons. Je perçois tout de suite si on m’aime ou non. Les choses les plus difficiles à cacher sont l’amour et la haine. Manifester l’amour sans le dire crée les meilleures conditions dans l’âme des autres, car cela donne la liberté tout en donnant la douceur et le ravissement. Demandez à Dieu comment aimer. Ne dites pas votre amour, et vous le verrez durer.

Les paroles font bientôt naître incompréhensions et malentendus. Il faut veiller sur l’amour comme sur un trésor infiniment précieux. Il ne faut ni l’exprimer ni exiger que l’autre l’exprime par des mots. L’amour véritable est la plus grande et la plus profonde des sciences, qui n’a pas encore été étudiée. N’apprenez que l’amour. L’amour est la chose la plus rare, la plus méconnue, la plus inconnue. Quand on le connaîtra, il nous gonflera à un tel point, que nous ne serons plus vexé ou outragé par personne, que nous pardonnerons tout. L’amour efface toutes les offenses.

Je préfère l’amour à la sagesse et à la puissance. J’aime le savoir et le pouvoir, bien sûr, mais je ne les crois pas aussi nécessaires. Avec la sagesse on souffrira de l’incompréhension des autres. Les femmes n’apprécient pas tellement la sagesse. Les sages, les philosophes sont des solitaires, respectés et lointains. Quand vous aimez, on vient à vous, au contraire; surtout les femmes. Et la puissance, permet-elle de changer le monde? Non. Vous risquez de devenir un homme terrible, craint, haï. Il y avait un roi très puissant et tyrannique. Sa femme lui demanda: « Mon chéri, donne-moi pour une journée le pouvoir afin que je sache comment on gouverne ». Elle suppliait et pleurait, il céda, déraisonnablement. Et dès l’aube la reine donna l’ordre qu’on tuât le roi son mari.

Moïse était un homme sévère et terrible, et on ne l’aimait pas. Christ était simple, tous l’aimaient. Je préfère l’amour à la puissance et à la sagesse, sinon je courrais le danger d’être pendu. Je vous entends dire: « Mais non. Tout le monde vous aime. Personne n’est pareil à vous. Vous ne risquez rien! » Connaissez-vous l’histoire arrivée à Cromwell? Un flatteur lui disait: « La foule est venue à vous. Quelle gloire est la vôtre! » Il répondit: « Ma gloire serait encore plus grande si j’avais été pendu ». Eh! oui, je sais que la foule accourrait si je manifestais de la force, de la puissance. N’utilisez pas la force, n’exigez pas des autres qu’ils se plient à vos ordres, à votre volonté. N’oubliez pas que les autres, un jour, pratiqueront à votre égard les méthodes dont vous leur avez donné l’exemple. Si vous usez des bâtonnets, en bons élèves ils s’en serviront à leur tour. Voilà pourquoi je ne vous gronde pas, mes amis! Je vous livre un de mes secrets. Les autres je les garde pour moi, car je sais que si je les donnais, on s’en servirait contre moi; pas par méchanceté, mais parce que la nature est ainsi faite. Je garde un secret précieusement, comme le Prince d’Orange qui était chargé d’une mission auprès de l’empereur. A un officier trop curieux, il demanda: « Général, savez-vous garder un secret ? – Oui, Prince. Eh bien ! moi aussi ». Je ferai comme le Prince, je garde un secret pour moi. Que peut être ce secret ?

Un ouvrier qui voulait connaître le secret d’un potier célèbre se fit embaucher dans son atelier. Il y travailla une année durant sans être capable de fabriquer un pot correctement. Le maître-potier lui dit : « Reste encore deux ans, je te donnerai mon secret ». L’ouvrier travaille avec assiduité et humilité pendant deux ans, ne cessant de se perfectionner. Un jour, le potier l’emmena vers le four et lui dit: « Je vais te donner mon secret ». Il saisit l’un après l’autre les pots qui étaient dans le four; il les sortait, il soufflait dessus, puis il les posait de côté. L’ouvrier disait : « C’est tout ! J’ai perdu mon temps ». Eh bien! il en est ainsi de tous les secrets. Il y avait dans le passé, deux peuples ennemis, les Sybarites et les Crotoniates. Les premiers avaient entraîné leurs chevaux à danser sur une certaine musique, même les chevaux des militaires.

Chez les Crotoniates ennemis, on étudia cette musique, et un beau jour on la fit jouer sur le champ de bataille, si bien que les montures des cavaliers sybarites se mirent à danser au lieu de se lancer à l’assaut de l’armée ennemie. Les Crotoniates gagnèrent la guerre. Nous sommes ces deux peuples. Sybarites et Crotoniates sont en nous. Ils ont des chevaux et nous devons connaître leur musique et leur danse, savoir leur programme et leur façon d’agir. Nous devons vaincre les ennemis en apprenant leur danse, afin de les dominer. Nous devons connaître tous les airs que chantent nos passions afin de pouvoir les dompter. Se connaître, cela prend des années.

La première chose à étudier, c’est l’amour. L’amour vient par la foi, pas autrement. Il faut croire en Dieu pour que son amour nous visite. En dehors de l’amour, rien n’est possible. Si quelqu’un veut que je l’aide, il faut qu’il passe entre nous un courant d’affection, d’amour, il faut une harmonie. S’il n’agit que pour lui-même, j’y perdrai ma peau. Notre méfiance, nous devons la réserver à ceux qui profitent de nous, qui arrachent notre peau, mais pas à ceux qui nous apportent la lumière. N’ayez pas peur de celui qui vous protège, mais augmentez votre confiance et votre amour. Ayez foi, comme cet homme paralysé qui fut guéri. L’amour est capable de modifier même ce qui paraît immuable. Donc soyez plus généreux, donnez de bons regards, de bonnes paroles, de bonnes pensées. Vous restez là, crispés, fermés, repliés. Ouvrez vos cœurs, devenez accueillants. Et lorsque vous vous rencontrez en dehors de la Fraternité, soyez encore et toujours fraternels. Le contraire signifierait que vous ne comprenez rien à l’amour. L’amour vous protégera et vous sauvera. Il y a des regards et des sourires qui sont des barrières infranchissables. L’amour est la plus grande des forces.

Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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