Pour pratiquer la bienveillance

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Le mot « bienveillance » est la traduction du sanskrit « maitri » signifiant « amitié, fraternité ».

Dans le bouddhisme, cette attitude compte parmi les « Quatre Incommensurables », avec la compassion (« karuna »), la joie (« mudita ») et l’équanimité (« upeksa »).

Développer cette qualité revient donc à gagner en sagesse…

> J’entre en amitié avec moi-même

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, quoi de plus naturel que de devenir bienveillant avec son propre être profond ? Pema Chödron, dans son ouvrage « Entrer en amitié avec soi-même », explique qu’il ne s’agit pas de vouloir à tout prix se changer mais, écrit-elle, de nous lier d’amitié avec la personne que nous sommes déjà. Autrement dit, nous avons tous des qualités et des défauts qu’il faut savoir accepter. La douceur, continue-t-elle, est un sentiment de bonté à son propre égard…

> Je prends toujours l’autre en compte

Que tous les êtres soit heureux ! Qu’ils soient en joie et en sûreté ! Telles sont les propres paroles du Bouddha concernant la pratique de la bienveillance. De son côté, Matthieu Ricard insiste, dans « Plaidoyer sur le bonheur », sur la nécessité de prendre autrui en compte pour être heureux. L’altruisme représente donc la voie incontournable pour développer la bienveillance. S’il débute avec nos proches, il doit s’étendre plus largement à la société pour se déployer jusqu’aux personnes qui nous sont hostiles. En effet, la bienveillance se situe à l’opposé du fameux Œil pour œil, dent pour dent. Il ne s’agit donc pas de s’identifier à un agresseur en se comportant à l’identique.

> Je suis bienveillant à l’égard des situations difficiles

Juliette Tournand, coach et conférencière, a mis au point le concept de la stratégie bienveillante. Plutôt que de gérer les conflits, elle propose de les dépasser en partant du principe que la situation difficile est un tremplin pour aller plus loin. Afin d’illustrer son enseignement, Juliette Tournand prend appui sur sa propre expérience. Son employeur de l’époque offrait une forte résistance quant à la promotion de sa méthode. Plutôt que de lutter contre lui en développant de la malveillance à son égard, elle a accepté que cet homme n’était, à ce moment précis, pas prêt à innover. Confiante en ses capacités, elle nourrit alors le rêve de devenir son propre patron… Et elle le devint. La bienveillance consiste ainsi à accepter que tout obstacle, aussi difficile soit-il, est là pour que nous le transformions de façon évolutive, ce qui n’a rien à voir avec de la soumission…

> Je pratique la communication non violente

C’est surtout dans la communication que la malveillance œuvre de manière pernicieuse. Marshall Rosenberg, créateur de la méthode de communication non violente, explique fort justement que les mots peuvent être des murs ou des fenêtres. Sa technique repose sur l’accueil des sentiments de chacun, l’écoute empathique et l’utilisation du Je de positionnement respectueux de soi et de l’interlocuteur, plutôt que du Tu trop souvent accusateur. Exemple : la prochaine fois que votre conjoint est en retard, au lieu de lui asséner Tu n’es jamais à l’heure, tu m’exaspères, dites-lui « Quand je vois la pendule tourner, je suis inquiète, j’aimerais être avertie… »

En résumé

Il y a tout à gagner à pratiquer la bienveillance envers soi-même et envers autrui. Ce bon réflexe permet de savourer la magie de chaque instant de l’existence. Il tire des leçons du passé et prépare l’avenir comme un rêve à réaliser, telle la dimension spirituelle qui désire que l’Humanité prenne enfin conscience de l’incontournable nécessité de veiller chacun les uns sur les autres. Une utopie, diront les pessimistes, une réalité en devenir, s’enthousiasmeront les éternels optimistes…

source signe et sens

http://channelconscience.unblog.fr

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