Pourquoi est-ce si difficile de se détacher de l’inconscient collectif ?

inconscient collectif

par Nadia Marty

Je vais tenter au travers de mon histoire de vous expliquer pourquoi il est difficile de se détacher de l’inconscient collectif.

Depuis que je suis enfant, je me suis heurtée à des croyances qui me disaient que quelque chose ne sonnait pas juste dans ce qu’on me disait, dans comment on me décrivait le monde. Avec le temps, je me suis éloignée du monde l’invisible assez jeune d’ailleurs et j’ai eu une grande coupure vers l’âge de 8 ans qui m’a laissé dans une grande colère, dans un sentiment profond d’injustice et d’abandon. Même malgré cela j’ai gardé un fil de croyances très fin avec ce monde à travers les dessins-animés que je regardais, à travers mes lectures, des croyances bien ancrées dans mon inconscient… Et quand jeune adulte on me parlait de certaines choses touchant à la réincarnation ou autres sujets dit spirituels même si j’étais dans l’incapacité d’expliquer pourquoi je pensais ceci ou cela je me suis aperçu que je croyais à des choses qui me dépassait moi et mon soi-disant esprit cartésien.

Je crois que toutes ces croyances enfouies dans mon inconscient ainsi que ma sensibilité aux autres êtres ma portée sur un chemin spirituel l’air de rien à mon rythme oscillant entre peur et envie. Mes croyances ne sont pas construites sur le néant mais bel et bien sur des croyances appartenant à mon entourage mais aussi sur des croyances de l’inconscient collectif auquel nous sommes tous reliés inconsciemment tant que nous ne nous éveillons pas à qui nous sommes. Attention, ce n’est pas parce que nous commençons à nous éveiller et à élever nos vibrations que nous ne sommes plus reliés à l’inconscient collectif. Nous commençons seulement un profond travail de détachement et ce n’est que le début d’un long chemin.

Au départ, j’ai commencé à me relier à mes racines grâce à un travail en psychogénéalogie, puis à mon âme au travers d’une lecture amenée intelligemment par un ami puis avec la méditation, les stages… Tout ceci m’a permis de faire un beau rangement et nettoyage dans les croyances que j’avais sur qui j’étais et sur le monde qui m’entourait. Et certaines croyances que j’avais depuis longtemps se sont renforcées telles que celles sur la réincarnation ou sur le fait d’être manipulée par le gouvernement… Alors oui j’avais beaucoup travaillé sur moi et je pensais être sorti de la position de victime en reprenant ma vie en main. Oui je n’étais plus une victime, j’étais une âme évoluée (je souris, ah cher mental !) mais qui était manipulée par un gouvernement, par les banques…

Plus je sortais des croyances familiales et de mon rôle de victime dans ma famille de sang, plus je rentrais dans mon rôle de victime dans la société. Les gens évolués comme moi sont regardés d’un mauvais œil, de toute façon les autres ne peuvent pas me comprendre ils sont dans leur monde, ils ne voient pas comment les gouvernements les manipulent… Et oui je retombais dans l’injustice et la colère et finalement dans un magnifique rôle de victime et plus j’y croyais et plus je le matérialisais évidemment. Plus je sortais d’un égrégore de l’inconscient collectif plus je renforçais le lien avec un autre.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai commencé un travail sur le détachement des égrégores de pensée de l’inconscient collectif et j’avoue que cela n’a pas été très confortable et qu’à de nombreuses reprises et encore dernièrement je me suis sentie flottée dans le vide, et cela n’avait rien d’agréable. Ce qui aujourd’hui me permet de voir que ce travail est extrêmement constructif pour moi ce sont les évènements relatifs à Charlie Hebdo. En dehors du fait que cela m’a montré que ma sensibilité aux autres s’était accrue, c’est surtout les réactions des uns et des autres face à cet événement qui a été un grand indicateur de là où j’en étais dans mes croyances reliées à cet inconscient.

J’ai beau savoir intérieurement que les manipulations gouvernementales existent, je n’ai plus envie d’y donner de mon énergie non en fait ce n’est pas une question d’envie, je n’y donne plus d’énergie. Je regarde passer de nombreuses informations et je sais que beaucoup ont une parcelle de vérités mais que finalement cela n’a pas d’importance. L’important est ce que je choisis de faire de tout cela :

Est-ce que je choisis d’être une victime ?
Est-ce que je choisis de construire ma vie ?

Ce sont deux questions simples mais qui permettent de voir où l’on en est. Soit je me place en victime et cela me donne toutes les excuses nécessaires à ne pas avoir la vie que je mérite ou que je désire et je reste ainsi là où je suis et je ne prends pas de risques. Ou alors je prends les choses en main et je ne me trouve plus d’excuses et ainsi j’exprime toute la beauté de ma capacité créatrice. Alors oui ne plus être reliée aux croyances de l’inconscient collectif générant colère, peur, rancune, injustice… c’est un peu flippant mais c’est tellement excitant et nourrissant.

Comprendre d’où nous viennent nos croyances et ce qu’elles nous apportent, nous permet d’y voir plus clair, de savoir à quoi nous sommes relié.

Oui sortir de ces égrégores de l’inconscient collectif est un long chemin et contrairement à ce que notre mental voudrait nous faire croire cela ne nous rend pas meilleur ou exclue de la société car en fait c’est le contraire. Vous vous reliez à la plus belle part de l’humanité et vous deviendrez de plus en plus capable d’avoir des relations de qualités avec les autres. Vous ne serez plus isolé mais bel et bien entouré de personnes qui n’ont peut-être pas les mêmes croyances que vous mais avec qui vous partagerez des valeurs directement en relation avec le cœur.

Dois-je donner tout mon pouvoir créateur à des personnes autres que moi-même ? Dois-je continuer à être en colère contre les autres ou moi-même ? Puis-je pardonner aux autres, à moi-même ? Ai-je envie de rester dans de basses vibrations ? A quoi ai-je envie d’être relié ?

Peu importe où chacun en est, l’important c’est le chemin et les décisions que nous prenons sur le chemin. Alors et vous, quelle décision prenez-vous ?

Nadia Marty

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Nadia Marty, ainsi que la source : http://stephanie-et-nadia.com et ces lignes. Merci.

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