Se regarder avec amour

par Bérengère

J’entends souvent « je ne m’aime pas »
Et cette phrase alors que moi-même je l’employais, a commencé à me frapper les oreilles. J’ai simplement posé cette phrase sur le papier comme pour acter quelque chose.

« Je ne m’aime pas »

Et puis j’ai repensé à tout ce que l’on sait de l’univers et du monde :

« L’univers ignore les phrases négatives »
« L’univers et le monde est régit uniquement par l’amour »
« On obtient toujours ce que l’on veut »

etc. etc.

j’ai alors compris qu’à répéter « je ne m’aime pas » l’univers entendait « Je m’aime » et que rien ne pouvait changer puisque je répétais sans cesse une phrase vide de changement.

J’ai aussi compris que l’émotion est ma prière envoyée à l’univers. Et qu’est-ce que j’envoyais à l’univers? « Je m’aime » et avec pour émotion, tristesse et souffrance. L’univers n’est qu’amour, il comprend que j’aime être triste et souffrir, alors il envoie exactement ce que je demande.

Enfin j’ai compris que nourrir cette souffrance et cette tristesse de ne pas m’aimer était aussi de l’amour envers moi-même. Un amour tordu oui, on peut le dire, mais un amour quand même. Le plaisir de pourvoir se plaindre, souffrir, rêver à autre choses mais surtout, cela me permettait de ne surtout pas tenter de changer quoi que ce soit par peur d’avoir à gérer autre chose que ce que je connaissais si bien : ma souffrance.
On l’aime d’amour sa souffrance, elle est tellement plus rassurante que le changement !

Alors j’ai décidé de changer. J’ai décidé de simplement affirmer que je m’aime telle que je suis. Pendant des semaines j’ai affirmé cela sans y croire une seconde. Mais je l’ai affirmé quand même. Chaque soir en me couchant, je posais mes mains sur mon ventre et dans un sentiment de compassion envers moi-même, je me répétais « je t’aime Bérengère, je t’aime telle que tu es »
Non, je ne disais pas « je m’aime » comme une phrase vide de sens jetée en l’air, je me parlais à moi-même, à mon corps, à mon cœur, à mon âme, en présence et le plus sincèrement possible.

Et progressivement, mon regard a changé. Mon regard changeant, mon alimentation a changé, mon alimentation changeant, mon regard a encore changé et mon corps a changé, mon corps changeant, mon regard s’est encore et encore transformé, jusqu’à ce qu’un jour, dans mon petit rituel du soir, je me rende compte que je m’aimais vraiment, véritablement, sans condition, même ce qui avant me faisait tant souffrir et qui était encore là, mon regard n’est plus qu’amour.

En quelques semaine, l’amour de la souffrance et de l’inertie est devenu amour d’être moi-même et actions justes pour faire grandir cet amour.

Quand je regarde la différence entre celle que j’étais et que je détestais et celle que je suis et que j’aime, il n’y a presque pas de différence visible. Mais énergiquement et dans le regard que je pose sur moi, il y a 2 mondes, un fossé immense !

Alors quand je suis au fond du gouffre (oui ça m’arrive comme à chacun d’entre vous) je repense à cela et je me dis, qu’es-tu en train d’aimer ? Ta souffrance ou le souffle de vie en toi?
Et je mets la roue en action !

Love les Luz

http://lapressegalactique.net

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