Signal d’alarme de nos malaises et maladies

Dans cette chronique libre, Lise Bourbeau développe sa perception de la maladie. Pour la fondatrice de la méthode Écoute ton corps, les maladies sont un signal de notre corps pour nous dire de nous écouter davantage. Comment vous sentez-vous à l’idée que chaque malaise et chaque maladie vous livrent un message ? Un message manifesté par le biais de votre corps est très précieux, car il provient de votre guide spirituel intérieur. Il veut attirer votre attention lorsque vous agissez à l’encontre des besoins de votre âme qui possède un plan de vie très précis pour vous guider vers l’amour de soi véritable. En résumé, chaque malaise et maladie – d’ordre physique ou psychologique – peut avoir comme origine un manque d’amour de soi.

Les messages se réfèrent à ce que vous ÊTES et non à ce que vous AVEZ ou à ce que vous FAITES. J’entends des gens me dire par exemple que leurs maux de jambes seraient occasionnés par le fait qu’ils travaillent toujours debout. Si c’en était vraiment la cause, toutes les personnes qui passent une grande partie de la journée debout devraient avoir mal aux jambes.

Un malaise ou une maladie représente un signal d’alarme (comme la petite lumière rouge qui s’allume dans une voiture) pour attirer votre attention sur une façon de penser, une croyance, qui vous empêche d’ÊTRE tel que vous voulez. Voici comment vous questionner pour trouver une croyance à l’aide de l’exemple précité :

1. Ce mal de jambes vous empêche d’avoir et de faire quoi dans votre vie ?
Il m’empêche de jouir de mon travail comme je le voudrais, de faire de longues marches, de pratiquer du sport, d’avoir plus de plaisir en général.

2. Le fait de ne pas avoir et de ne pas pouvoir faire ce que vous venez de dire vous empêche d’ÊTRE quoi ?
Ça m’empêche surtout d’être joyeux et libre.

3. Si vous étiez joyeux et libre au travail et durant vos activités physiques que pourrait-il vous arriver de désagréable ?
Au travail, on me donnerait encore plus de tâches à effectuer. Si je faisais plus d’activités physiques, je serais plus souvent absent de la maison et ma famille n’aimerait pas ça.

4. Si ce que vous venez de dire se manifestait, on vous jugerait ou vous vous jugeriez de quoi ?
Si je refusais plus de travail et que je consacrais aussi plus de temps aux activités physiques qui me font plaisir, les autres et moi-même me traiterions d’égoïste.

Le mal de jambes ne signale pas à cette personne de changer de travail pour ne plus être debout longtemps. Le vrai message est de prendre conscience qu’elle croit qu’ÊTRE JOYEUSE ET LIBRE signifie ÊTRE ÉGOÏSTE. Par manque d’amour de soi, elle ne se permet pas d’être tel qu’elle aspire au plus profond d’elle-même. Ses réponses aux deux premières questions indiquent ce que son âme désire et ce dont elle a besoin pour être heureuse.

Un malaise physique attire donc votre attention sur le fait que vous écoutez votre croyance, c’est-à-dire ce que vous avez appris durant votre enfance au lieu d’écouter votre cœur. Ce qui est le plus triste, c’est que chaque fois que vous ne vous aimez pas suffisamment, vous développez des attentes envers les autres. Vous vous attendez, par exemple, à ce qu’ils reconnaissent les sacrifices que vous faites pour eux, alors que c’est vous-même qui avez décidé d’agir selon votre croyance.

Personne au monde ne peut vous donner l’amour dont vous avez besoin. Vous seul avez ce pouvoir. Vivre en société est une grande aide pour se connaître puisque les personnes qui vous entourent vous reflètent votre propre degré d’amour. Quand vous vous aimez et vous acceptez tel que vous êtes, les autres vous acceptent automatiquement.

En effet, il est important de ne pas se faire d’illusions sur notre degré d’acceptation et d’amour de soi. De nombreuses personnes croient s’aimer parce qu’elles FONT les choses qui leur plaisent. Cependant, si elles ressentent la moindre trace de culpabilité, c’est qu’il y a un manque d’acceptation envers ce qu’elles font.

L’amour de soi, c’est se donner le droit d’être tel qu’on veut, c’est s’observer, sans porter de jugement. Pour y arriver, il faut d’abord se donner le droit d’être tel qu’on ne veut pas sans se juger ni s’accuser.

images (1)Revenons à notre exemple. Si la personne décidait de consacrer autant de temps qu’elle veut à ses loisirs et que sa famille se plaignait de son absence, cela lui indiquerait qu’elle ne s’accepte pas. Même si elle agit selon son besoin, elle continue de croire la petite voix de son ego qui lui dit qu’elle est très égoïste d’agir ainsi. Pour arriver un jour à être joyeuse et libre, elle doit d’abord accepter d’être parfois égoïste en prenant du temps pour son plaisir.

Le moyen idéal pour savoir si vous arrivez à vous accepter, est d’observer votre attitude lorsqu’une autre personne n’est pas comme vous voulez. Pouvez-vous l’accepter sans la juger ou l’accuser ?

Issu du Dossier http://www.femininbio.com/

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