Soyez un océan d’amour infini…

par Diane Leblanc – Bianca Gaïa

En vérité, qu’est-ce que l’âme ? Imaginez un océan, une mer immense qui se déploie à perte de vue, sans début, ni fin, une source éternelle remplie d’une eau pure et totalement salée. Ensuite, prenez un simple verre quelconque, peu importe sa grosseur, sa couleur, son style – visualisez-le comme vous en avez envie – puis, imaginez que vous remplissez ce verre à ras bord et que vous le ramenez chez vous, à la maison. Ceux qui verront ce verre d’eau un peu trouble, avec un fond de sable beige, vous diront : mais qu’y a-t-il donc dans ce verre ? Vous leur direz : mais c’est évident, voyons, c’est l’océan… Et eux vous répondront : je ne vois que de l’eau dans ce verre! Comme ils ne peuvent ni entendre les vagues, ni goûter au sel, comment pourraient-ils envisager qu’il s’agit bien de la vibration encore intacte de la mer présente dans ce verre ?

Il en est de même avec l’âme : elle provient d’un océan divin d’amour infini. Elle est habitée de la même vibration, de la même lumière. C’est d’ailleurs ce que voulait dire le maître Jésus lorsqu’il affirmait à tous et chacun : « Vous êtes le sel de la terre! » : en vous se trouve la source originelle de toute vie, l’énergie divine, pure et céleste émanant du Grand Tout d’où vous êtes issus et où vous retournerez nécessairement un jour.

Or, la plupart d’entre nous avons oubliés QUI nous sommes réellement. À travers les siècles nous en sommes venus à ne plus considérer que le modeste « verre d’eau » (notre corps) que nous percevons avec nos cinq sens et nous ne ressentons plus les « vagues » intérieures gonflées d’amour qui s’agitent encore au plus profond de nous-mêmes (notre connexion divine)! Pire encore, nous regardons les « verres » des autres, leur apparence, leur différence, et nous nous permettons de juger cette coquille, cette enveloppe… voire même parfois de remettre en question tout ce qui se trouve à l’intérieur !

Parce que la pluie est parfois tombée dans ce verre, sur nos têtes, dans nos vies, nous en sommes venus à croire que l’eau salée s’est diluée : que notre personnalité a dû teinter, perturber, délayer notre essence divine et/ou celle des autres.

Nous rêvons à la mer (et au Père!), nous aspirons à y retourner et, parfois, nous cherchons les meilleurs moyens pour y parvenir. Par la prière, la méditation et autres pratiques spirituelles, nous nous efforçons d’élever nos vibrations pour nous évader hors des « parois du verre », afin de retourner plonger, voire même disparaître dans l’océan d’amour du cosmos infini… Tandis que les aléas de la vie, les autres et, bien souvent nos proches, se chargent de nous faire « retomber » dans notre petit contenant tridimensionnel bien limité et parfois même bien étouffant!

Alors, il nous arrive de les juger, de leur en vouloir pour cela. De considérer qu’ils ne sont pas assez élevés, spirituellement parlant, et de choisir de s’éloigner d’eux pour ne plus être affectés par leur négativité et leur pessimisme…

Et si ceux-ci, au contraire, nous offraient le plus beau cadeau qui soit ? Que leur âme, leur propre océan d’amour intérieur, les incitaient à s’accrocher à nous, à nous ramener dans la matière, pour une bonne raison ?

Se pourrait-il, en réalité, que notre ultime défi ne consiste pas à s’élever vers la lumière, vers l’océan d’amour divin d’où nous provenons, mais plutôt de prendre conscience que ce verre, ce contenant, cette enveloppe charnelle qui semble nous « emprisonner » n’est en fait qu’une illusion et que celle-ci n’altère en rien la pureté de notre âme ?

Que nous ne sommes pas un simple « verre d’eau salée », mais, au contraire, que nous avons préservé toutes les propriétés, toutes les qualités et les vertus de cet océan éternel encore présent en nous-même et, oserons-nous l’affirmer, présent aussi à l’extérieur de nous-mêmes… puisqu’il n’y a aucune différence entre nous et l’autre, entre « eux » et « nous » ?

Imaginez que nous soyons tous des gouttes d’eau salées, des particules cosmiques lumineuses, qui se mélangent, s’entremêlent, se fusionnent pour mieux se subdiviser de nouveau au fil des incarnations. Un peu comme si, au moment de votre décès, votre verre retournait se dissoudre dans la mer… jusqu’à ce que des êtres bienveillants reviennent vous capturer dans une nouvelle bouteille! Croyez-vous qu’ils parviendraient à retrouver chaque goutte, chaque cellule qui vous caractérise, à ne remettre ensemble que les mêmes seules et uniques particules qui vous concernent personnellement ?

De toute éternité, nous faisons tous et avons toujours intrinsèquement fait partie du même océan d’amour céleste. Ici et maintenant, nous baignons tous dans la même lumière et notre âme est imprégnée de la même essence divine. Il n’y a aucune distinction entre nous et l’autre : nous sommes tous des frères et sœurs divins, peu importe que nous soyons humains, angéliques, extraterrestres ou autres… Nous ne faisons qu’UN dans cet océan cosmique universel en continuelle mouvance, peu importe notre apparence, le lieu où nous nous trouvons ou la façon dont nous pensons évoluer à l’intérieur du « verre » qui nous a été attribué.

En fait, peu importe notre « degré d’illumination » ou notre « niveau vibratoire », tant et aussi longtemps que nous percevrons les limites de notre corps physique comme une frontière qui nous distingue et nous sépare les uns des autres, nous demeurerons « emprisonnés » dans notre petit contenant de verre. Nous continuerons à chercher comment nous échapper de cette pseudo dualité qui nous oppresse… plutôt que de tout simplement « se laisser porter par le courant » et fusionner avec tout ce qui vit en nous et autour de nous, pour faire de nouveau UN avec l’océan éternel qui vibre dans chaque fibre de notre être !

Et si la plus merveilleuse mission que vous puissiez vous donner ici-bas consistait à faire vibrer toutes vos cellules vivantes au rythme du cosmos infini ? Que vous ne cherchiez plus à vous envoler vers le ciel, mais bien à incarner l’amour de Dieu ici sur Terre? Imaginez que chacun de vos gestes, de vos paroles, de vos pensées et de vos intentions soient empreints de cette certitude profonde que tout est déjà là, en vous-même : que votre âme vibre au diapason avec l’univers et que votre minuscule verre d’eau salée contient en fait l’océan tout entier !
Et si, jusqu’à maintenant, vous vous étiez contenté de voir la vie à travers un « contenant de verre » – une vitre, un fond de bouteille – tellement épais qu’il déforme les objets, les gens et la réalité qui vous entoure ? Que vos cinq sens ne puissent mesurer l’ampleur réelle de votre énergie lumineuse ou de celle de vos proches, de même qu’on ne peut évaluer l’étendue d’une mer alors qu’on y est immergé ?

Quelle différence cela ferait-il dans votre vie si vous considériez, ne serait-ce qu’un instant, que vous êtes à la fois l’océan et toutes les gouttes d’eau qui le composent ? Que vous êtes à la fois, humain et divin, comme chacune des personnes, visibles et invisibles, qui croisent votre route ? Quel changement cela apporterait-il à votre existence ? De quelle façon votre perception des autres serait-elle transformée ?

Et si vous laissiez le divin habiter votre âme plutôt que de tenter d’être à l’égal de Dieu ? Que vous vous laissiez bercer par les vagues d’amour céleste qui déferlent en vous à chaque instant plutôt que de lutter contre votre égo ? Que vous vous permettiez de rayonner de joie dans la légèreté de l’être plutôt que de vous astreindre à des pratiques exigeantes et supposément « transcendantes » ?

Soyez le changement que vous souhaitez faire advenir en ce monde ! De même que les vagues se soulèvent des profondeurs de l’océan pour venir s’abattre sur le rivage et modifier le paysage littoral au gré des marées, laissez monter en vous la puissance divine universelle afin qu’elle déferle dans votre vie et transforme tant votre propre existence que celle de tous ceux que vous aimez… et qui sont le reflet de vous-mêmes, puisque vous vous ressemblez… comme deux gouttes d’eau !!!

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, posté le 15 janvier 16
www.biancagaia.com.
Vous êtes invité à faire circuler ce texte à condition d’en respecter l’intégralité,
y compris ces quelques lignes.

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