Une question de lumière : notre incarnation est-elle programmée ?

lumiere couleurs

par Chris Iwen

Bien évidemment, nous devons exprimer les précautions d’usage : aucune vérité absolue dans notre propos, simplement des aperçus relatifs qui peuvent ou pas résonner justes au-dedans de vous. Et même si nous consacrerons ultérieurement un petit texte pour clarifier ce problème, vous devez savoir que le jugement d’un individu, par rapport à la justesse ou la non-justesse d’un propos, est d’abord relatif à l’individu.

Par exemple, il fut une époque où la majorité des gens, les savants y compris, pensaient que le Soleil tournait autour de la Terre (et aujourd’hui encore, des sondages montrent qu’une grande partie des français voient encore les choses de cette manière !). L’idée selon laquelle ce serait la Terre qui tourne autour du Soleil, était considérée évidemment comme une idée fausse.

Cet exemple souligne que le sentiment de vérité, n’est pas nécessairement un bon indicateur de la véracité de quelque chose. Et le sentiment de non-vérité, n’est pas non plus obligatoirement un bon indicateur de la non-véracité de quelque chose. Lorsque vous êtes invité à prendre et à laisser dans un propos, cela ne signifie pas nécessairement que vous avez une faculté de jugement « juste », cela signifie seulement que vous n’avez pas nécessairement besoin d’entrer en conflit avec des choses qui sortent manifestement de votre représentation relative de la justesse.

La vérité ne ressemble peut-être à rien de ce que vous considérez comme vrai, et de nombreuses choses que vous estimez absolument fausses, peuvent être simplement une vérité que vous n’êtes pas encore en mesure de comprendre. Et le discernement résulte d’une raison et d’une intuition aiguisées, or beaucoup peuvent avoir des défauts systémiques de raisonnement, et encore plus peuvent avoir une intuition si faible qu’elle se laisse aisément fausser par le ressenti émotionnel. Tout ne se vaut pas, et il existe bien des choses justes et des choses fausses. De là à déterminer si vous savez précisément quelle chose est juste, et quelle chose ne l’est pas, c’est une autre histoire.

Mais ce qui importe, c’est votre développement intérieur, et le reste est de l’ordre du transitoire, et ce reste doit souvent être abordé en fonction de ce qu’il peut signifier dans le travail intérieur. Ceci étant précisé, venons-en au sujet de ce bref article.
Avons-nous une mission de vie ?

La réponse succincte à cette question est oui et non. Pour préciser, il faut sans doute rappeler une toute petite chose. Prenons un individu avec un niveau de développement du cœur déterminé. Quand cet individu est incarné dans un corps physique, son intelligence spirituelle, c’est-à-dire l’intelligence du cœur, est d’un niveau donné. Quand cet individu se désincarne du plan physique et se retrouve sur le plan astral, son intelligence spirituelle est plus claire, parce que allégée de certains voiles. Et quand cet individu se désincarne du plan astral et se retrouve sur le plan manasique, son intelligence spirituelle gagne encore en clarté… D’un autre côté, un autre individu dont le cœur est plus développé, peut avoir en incarnation physique, une intelligence spirituelle du niveau de ce qu’aurait notre premier individu sur le plan manasique.

En d’autres termes, certains peuvent avoir sur le plan physique, une vision spirituelle que d’autres ne peuvent entrevoir que lorsqu’ils se retrouvent sur le plan manasique. Et cela signifie aussi que si on présente à une personne physique une notion que cette personne ne pourrait saisir que si elle vivait sur le plan manasique, il y a peu de chances que cette personne puisse entrevoir la pertinence de la dite notion. Ce n’est pas vraiment une question de « complexité intellectuelle », ni une question de « connaissance du sujet », ni une question de « ressenti émotionnel »… c’est surtout une question de « perception intuitive ».

Face à cela, que faire ? Des explications claires et détaillées se heurtent naturellement au mur intuitif, c’est-à-dire à la limite de ce qu’une personne peut appréhender avec son intelligence spirituelle. Il faut inviter les gens à cultiver davantage l’énergie dans leur cœur, car c’est la seule manière d’étendre et d’approfondir réellement la compréhension. Et l’intelligence spirituelle est autre chose que les capacités sensitives ou psychiques…

En quoi tout ceci est en rapport avec la question de savoir si l’homme a une mission de vie ? Le rapport est profond, car la manière dont une personne physique ou astrale comprend les choses, dépend de son intelligence spirituelle. Fondamentalement, l’âme n’a aucune mission à accomplir. Cependant, l’âme porte dans son cœur une aspiration qui se décline en ceci : développer sa divinité intérieure, et aider toute chose à développer sa lumière potentielle. Et tout ce système de corps denses et subtils a été mis initialement en place afin de réaliser concrètement ces choses.

Pour le dire autrement, l’âme n’a pas de mission, au sens où Dieu ne lui a assigné aucune une tâche à accomplir. Mais l’âme a une aspiration, à laquelle elle est libre de répondre ou pas, et cette aspiration peut se résumer en une simple assertion, avec une double articulation : « développer la lumière en soi et contribuer au développement de la lumière dans l’univers ».

Mais voilà : un être manasique (c’est-à-dire une personne qui se trouve sur le plan manasique), un être astral, et un être physique, ont des visions spirituelles qui ne sont pas toujours très claires, et qui peuvent déboucher sur des incompréhensions variées de l’aspiration fondamentale de l’âme. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que l’être manasique a une intelligence spirituelle affectée par les inerties et les tendances de son « cerveau manasique » (pour l’appeler ainsi), et ces inerties et tendances se traduisent par des désirs et des objectifs qui peuvent ne rien à voir à faire avec la véritable aspiration spirituelle.

Mais tout ceci peut déjà sembler bien ésotérique à de nombreuses personnes, cependant il n’est pas possible d’aborder sérieusement certaines questions sans évoquer un peu précisément certains aspects des réalités subtiles. C’est seulement quand on prend délibérément le parti de rester superficiel, qu’on élimine radicalement de son propos toute évocation précise des réalités subtiles. Nous voulons faire simple, mais pas superficiel.

Pour plus de clarté, prenons les choses du point de vue d’un être astral qui envisage son incarnation dans le plan physique. La compréhension spirituelle de la moyenne des êtres astraux est orientée vers l’affinement de certains aspects psychologiques et la guérison de mémoires karmiques négatives. Cela signifie que l’aspiration spirituelle n’est pas toujours comprise pour ce qu’elle est, et qu’il y a de nombreuses incompréhensions qui s’imposent dans la vision spirituelle.

Un être astral peut ne rien comprendre à l’aspiration à l’éveil de la divinité intérieure. Par contre, pour lui, l’important sera par exemple de se défaire d’un vieux désir de vengeance qui traîne dans ses mémoires karmiques, et qui lui gâche régulièrement son séjour dans l’astral. A moins qu’il ne s’agisse d’apprendre à surmonter la peur, ou d’apprendre la patience, ou de guérir un vieil attachement obsessionnel qui est resté figé dans ses mémoires karmiques, etc. Quand un être prépare sa prochaine incarnation physique, depuis l’astral, il se construit un projet de vie qui est plus ou moins fonction des désirs et des particularités de son « cerveau astral », et qui peut être complètement déconnecté de toute véritable aspiration spirituelle.
Quel peut être le degré de précision de ce projet de vie?

C’est toujours les grandes lignes qui sont décidées. Par exemple, une personne s’incarnera en apportant avec elle un petit ensemble d’impulsions psycho-énergétiques directrices destinées à lui permettre d’embrasser une profession dans le médical, de vivre en France ou en Italie, de nouer des relations amicales ou affectives avec des artistes algériens, et d’être attirée vers des situations où elle risque de perdre beaucoup d’argent… Donc, un projet de vie consiste dans de grandes lignes, et la personne s’incarne avec une configuration psycho-énergétique supposée favoriser la concrétisation de ces grandes lignes, d’une manière ou d’une autre. Il ne s’agira pas précisément d’épouser Rachel qui est chanteuse au lieu de Clémence qui est comédienne, mais il s’agira par exemple de se sentir des attirances affectives avec une femme au tempérament d’artiste…

Mais entre le projet de vie, conditionné par le cerveau astral, et ce que va faire effectivement l’être physique, il peut y avoir une différence énorme. La vie physique dépend de beaucoup de paramètres que l’individu ne maîtrise absolument pas. 95% des choses qui se produisent dans votre vie ou qui l’influencent, sont le fait de ces paramètres. Certains de ces paramètres sont systémiques, comme par exemple des maladies génétiques, des capacités cérébrales fixées en grande partie par le code génétique, le vieillissement biologique, les limitations biologiques, les instincts psychologiques d’origine génétique, etc.

D’autres de ces paramètres sont « accidentels », comme l’ensemble des décisions des autres personnes qui influent sur vous, et dont les capacités de vouloir et d’agir échappent totalement à votre contrôle. D’autres paramètres encore sont contingents, comme les phénomènes naturels… Votre vie est conditionnée à 95% par des facteurs qui échappent à votre contrôle, et le plus souvent votre seul choix est d’accepter les choses telles qu’elles sont, et de vous faire une raison. Si votre maison s’effondre sous une tempête, c’est un événement produit par des facteurs que vous ne maîtrisez pas, et cela n’a aucun rapport avec un quelconque projet de vie. Si vous mourrez à 17 ans dans un accident de moto, cela provient probablement d’une défaillance momentanée et incontrôlable dans vos réflexes cérébraux, et cela n’a pas de rapport avec votre projet de vie…

Néanmoins, la vérité est on ne peut plus subtile. L’être astral qui va s’incarner sait très bien qu’il ne maîtrise quasiment aucun des facteurs qui agissent sur le plan physique. Mais il est aussi conscient que certaines causes, même s’il ne les maîtrise pas, entraînent certains effets. Le projet de vie ne va donc pas seulement consister en une sorte de pression sous-jacente issue d’un paramétrage psycho-énergétique élaboré depuis l’astral, il va aussi inclure le choix de certains contextes susceptibles de produire certains effets. Mais choisir un contexte, ne signifie absolument pas qu’on est capable de créer ce contexte. Il y a une distance énorme entre choisir des contextes conduisant statistiquement à certains types d’événements, et créer des événements proprement dit. C’est sur le choix que se penchent les êtres astraux qui préparent leur incarnation physique et qui se fixent de grandes lignes directrices. Et non sur la création d’une destinée particulière.

Cela signifie-t-il que le hasard et l’accident existent vraiment ? Cela signifie-t-il que, contrairement à ce que certains spiritualistes peuvent croire, le moindre événement dans notre vie n’est pas « orchestré » ?

C’est ce que cela signifie. Voyons les choses de la manière suivante : il y a votre conscience astrale. Quand vous vous incarnez sur le plan physique, votre conscience astrale décide du projet de vie, c’est-à-dire qu’elle décide des affinements psychologiques à opérer, et des mémoires karmiques à guérir.

Mais lorsque vous vous incarnez effectivement, vous ne maîtrisez pas ce que seront les caractéristiques précises de votre cerveau physique et de votre organisme biologique, et vous ne maîtrisez pas ce que sera réellement votre conscience physique. Vous pouvez tomber dans un cerveau dont les caractéristiques étouffent complètement votre profil astral, un cerveau qui vous incline à vous passionner pour la cosmologie, alors que vous aviez prévu de vous intéresser aux danses orientales ; et vous pouvez tomber dans un corps qui va mourir à 3 ans d’une maladie congénitale, alors que vous espériez pouvoir vivre pendant 75 ans…

Pour prendre la mesure de votre impuissance, essayez de déplacer un caillou par votre seule conscience, et essayez d’endormir un chien qui vous aboie dessus, rien que par votre volonté… Vous pouvez vous construire une représentation mentale où vous vous dites : « Bien avant de m’incarner, et alors que j’étais bien plus conscient que ce qu’il me semble en situation d’incarnation physique, j’ai décidé de me faire mordre par un berger allemand ce 18 mars à 17 heures dans le parking de la place Planchat à Paris »…

Ce type de raisonnement n’est rien d’autre qu’une façon de vous rassurer comme vous pouvez. Pas plus que dans votre conscience physique, vous ne maîtrisiez rien dans votre conscience subtile, et vous n’aviez pas la force énergétique nécessaire pour faire advenir cet événement précis. C’est une simple question de cohérence : nombre d’événements nécessitent en réalité, pour être créés volontairement, bien plus d’énergie qu’il ne vous en faudrait pour hypnotiser un chien par la volonté.

La plupart des choses se produisent de manière « accidentelle », et la plus grande partie de ce que vous faites consiste à vous adapter et à tirer profit de ces « accidents ». Votre marge de contrôle est d’environ 5% sur votre vie, et dans ces 5%, vous pouvez décider d’acheter telle marque de dentifrice au lieu de telle autre, et vous pouvez décider d’écrire des romans initiatiques plutôt que des essais métaphysiques. Ces 5% sont cependant énormes, car ils incluent l’ensemble de vos propres activités intellectuelles et physiques, nonobstant les limitations neuro-énergétiques et bio-énergétiques imposées par le code génétique. Et en même temps, ils représentent très peu de choses…

Mais au lieu de vous construire des raisonnements fallacieux pour vous rassurer et vous convaincre faussement que tout est sous contrôle, vous serez plus avisé de songer à la manière d’augmenter votre propre puissance personnelle, afin d’élargir la maîtrise de votre vie. Voici une autre manière de présenter les choses : si nous nous en tenons simplement au potentiel mental, seulement 10% de votre potentiel mental est éveillé. Certes, les choses sont on ne peut plus subtiles, mais les dire ainsi suffira pour le moment. Avec seulement 10% de votre potentiel mental, vous n’avez que peu de maîtrise sur votre vie.

Si vraiment vous êtes intellectuellement honnête, vous devriez admettre que vous passez la plupart de votre temps à vous soumettre et à vous adapter à la réalité qui s’impose à vous, plutôt que vous ne créiez votre destiné. Quand vous cessez de vous cacher derrière des raisonnements fallacieux du genre « Je l’ai décidé ainsi à un autre niveau de moi-même », vous constatez le plus souvent qu’il y a un écart important entre « ce que vous voulez profondément » et « ce que vous avez concrètement » (et nous disons « avoir » dans un sens large : ce qu’est votre situation matérielle et financière, ce qu’est votre vie affective, ce qu’est votre état biologique, ce qu’est votre état psychologique, etc).

Abdiquer vos désirs les plus profonds et les plus nobles, pour accepter les choses telles qu’elles sont, c’est une manière de résoudre l’écart entre « ce que vous voulez profondément » et « ce que vous avez concrètement ». Mais cette solution ne sera jamais réellement viable, car l’âme est fondamentalement dynamique et créatrice. Il ne s’agit pas pour elle d’accepter le monde, il s’agit de créer des mondes.
Donc rien n’est sous contrôle ?

Disons qu’il existe par exemple des êtres psychiquement puissants qui sont capables de régenter votre existence et de créer dans votre vie des événements particuliers. Cela peut être à votre avantage, mais pas nécessairement. Il y a peu de chances que votre cancer soit l’expression d’un désir profond et réfléchi de votre part.

Par contre, il y a de grandes chances que ce cancer soit la conséquence désastreuse d’un ensemble de tendances psychobiologiques que vous avez été incapable de dissiper ou de maîtriser, ou la conséquence d’un mécanisme social mis volontairement en place par des individus aux intentions dominatrices, ou la conséquence directe de l’activité prédatrice d’une entité subtile négative qui a fait de vous sa proie… Donc oui, une partie de votre vie peut être contrôlée par divers êtres, incarnés ou pas, positifs ou pas.

Mais, au lieu de vouloir vous rassurer en vous disant que Dieu ou les anges veillent sur vous, et au lieu de croire faussement que le moindre événement dans votre vie est voulu par Dieu, ou les anges, ou par la partie subtile de vous-même… vous devriez songer à élever votre niveau de conscience et à devenir autant que possible maître de votre vie.

Certes, des anges vous entourent et vous apportent leur aide, et c’est très important de la leur demander explicitement et souvent à haute voix. Mais la chose la plus pertinente que vous puissiez faire, c’est de chercher à conquérir réellement votre liberté verticale. Et il n’y a aucune liberté, sauf illusoire, dans la soumission aux systèmes et aux scénarios que des êtres et des facteurs extérieurs vous concoctent. Œuvrez pour éveiller votre vrai potentiel intérieur.

Chris Iwen

http://elisheanportesdutemps.terrenouvelle.ca

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