LA FEMME, mère du Royaume de Dieu

 

maman bebeOmraam Mikhaël Aïvanhov

Pendant neuf mois, la femme enceinte forme l’enfant dans son sein en le nourrissant de sa propre substance. Mais ce pouvoir qu’a la femme de former un enfant ne se limite pas au plan physique. Dans le plan spirituel, aussi, les femmes ont ce pouvoir, et si elles acceptent de recevoir ce germe qu’est une idée, une idée divine, elles peuvent contribuer à former le corps d’un enfant, mais d’un enfant plus vaste, un enfant collectif ; le Royaume de Dieu.

Et c’est cet enfant en formation qui, chaque jour, soutiendra sa mère, la guidera, l’éclairera, l’instruira, la protégera. On croit que c’est la mère qui protège l’enfant. Oui, dans le plan physique, c’est vrai, mais dans le plan spirituel, c’est l’enfant qui protège sa mère. Alors, une idée, une idée seulement, c’est cela le germe. Toutes les femmes sur la terre peuvent être fertilisées spirituellement en acceptant cette idée du Royaume de Dieu ou, suivant d’autres traditions, l’Age d’Or.

Un jour, j’ai reçu la visite d’un homme qui passait pour un grand spiritualiste et quand, au cours de la conversation, je lui ai dit que le salut de l’humanité viendrait par les femmes, parce que ce sont elles qui possèdent les clés de la réalisation, il était stupéfait, indigné même. D’après lui, c’étaient les hommes qui, étant donné leurs facultés, leur place, leur fonction, avaient toutes les possibilités d’agir dans la société. Alors, je lui ai dit : « Mais pourquoi est-ce la femme qui met les enfants au monde ? Bien sûr, l’homme donne le germe, mais pour que ce germe croisse et se développe jusqu’à devenir un enfant parfaitement formé, il faut une femme ». Tous savent cela pour le plan physique, mais pour le plan spirituel on reste encore dans l’ignorance de ces grands mystères de la création. Le principe divin produit des germes d’une essence tellement subtile que, si on ne les fixe pas, ils vont se perdre dans l’infini. Pour obtenir des formes solides, stables, réelles, tangibles dans le plan physique, il faut que le principe féminin accorde sa participation.

La puissance de la femme est immense, car elle possède un magnétisme spécial sous la forme de petites particules de matière très subtiles qui s’échappent d’elle. Ce n’est donc pas tellement dans le plan physique, concret, qu’elle a le plus de pouvoir, mais dans le domaine plus subtil des émanations. On a présenté la femme comme une magicienne, une fée ou parfois une sorcière : c’est à cause de cette faculté, que lui a donnée la nature, de produire d’infimes particules de matière avec lesquelles elle est même capable de former des corps d’essence éthérique. De tout temps, des mages, des initiés ont possédé des connaissances sur cette capacité qu’a la femme d’émaner des particules très subtiles, une matière impalpable dans laquelle des esprits peuvent s’incarner, c’est pourquoi ils s’efforçaient de travailler avec des femmes.

Dans le Livre des Rois il est dit que Salomon eut « sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines« , ce qui aux yeux des chrétiens, et de bien d’autres, est évidemment choquant. La réalité, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il faisait avec toutes ces femmes ; on s’imagine que c’était pour ses plaisirs et qu’il vivait avec elles dans la sensualité et la débauche. Non, Salomon était un grand sage et un grand mage qui pouvait se faire obéir des esprits du monde invisible. Comment aurait-il pu posséder ces pouvoirs s’il avait vécu dans la débauche ? Justement, c’est qu’il avait de tous autres rapports avec ces femmes ; il savait que la femme est capable de fournir la substance première dont l’esprit a besoin pour créer des formes.

Salomon réalisait ses opérations magiques grâce à la matière émanée par ces nombreuses femmes dont il s’entourait, et il réussissait, bien sûr. A l’apogée de son règne, il possédait une telle puissance matérielle et spirituelle qu’il fit construire ce temple de Jérusalem si fameux, rendit des jugements d’une sagesse étonnante et étendit sa renommée très loin au-delà du royaume d’Israël. Mais il a fini par succomber, car il n’a pas pu résister à toutes les forces qu’il avait déclenchées, il n’a pas pu les maîtriser.

Le règne de Salomon n’a donc pas produit cette splendeur spirituelle pour laquelle travaillent les plus grands initiés. C’est pourquoi à leurs yeux, Salomon n’appartient pas à la catégorie la plus élevée ; il travaillait encore trop pour lui-même, pour sa propre gloire, sa propre renommée. Sa magie n’était pas encore la magie divine : la théurgie.

La théurgie consiste à savoir tout utiliser, tout, absolument tout, pour le Royaume de Dieu ; utiliser l’eau, utiliser la terre, l’air, les plantes, les rivières, les rochers, et tous ces courants d’énergies qui traversent l’espace sans qu’on sache les utiliser (ou bien alors ceux qui savent le font pour des réalisations personnelles). C’est ce que Salomon lui-même a fini par faire, et comme les mobiles personnels, intéressés, remuent les forces ténébreuses, certains esprits infernaux venaient auprès de lui s’alimenter. Il avait beau essayer de les chasser, ils revenaient, jusqu’au jour où il n’a plus pu résister. Mais laissons le roi Salomon et revenons à l’essentiel.

L’essentiel, c’est que les femmes puissent comprendre que si elles acceptent de travailler sur cette matière subtile qui émane d’elles pour la consacrer au Principe divin en haut, alors les anges, les archanges et les esprits lumineux les plus élevés serviront de cette matière vraiment unique, précieuse, pour préparer les formes de la nouvelle vie. Comme toutes les femmes de l’humanité représentent collectivement une unité, de même qu’il n’existe en haut qu’une seule femme, la Mère divine, de même il n’existe qu’une seule femme en bas, sur la terre. Et si cette femme collective ici, sur la terre, décide de consacrer une partie de la matière subtile qui émane d’elle pour former un enfant, cet enfant sera le Royaume de Dieu.

Vous ne me croyez peut-être pas, mais c’est la vérité, la pure vérité. Voilà pourquoi je dirai que beaucoup de ceux qui parlent des femmes n’ont rien compris de ce qu’elles sont, surtout quand on compare la profondeur, la grandeur et l’immensité de ce que je viens de vous révéler avec toutes les élucubrations et les idioties que l’on a propagées sur elles depuis des siècles à cause de petites rancunes personnelles. Combien de spiritualiste, de religieux ont méprisé la femme, sans savoir que c’est à cause de ce mépris qu’ils ne pouvaient pas réaliser ce Royaume de dieu qu’ils réclamaient pourtant dans leurs prières. Il est temps qu’ils comprennent que le Royaume de Dieu ne peut être réalisé que par les femmes, parce que c’est la femme qui possède cette essence subtile indispensable pour qu’il prenne corps.

Quand les femmes décideront de se consacrer au Ciel, pour que toute cette matière merveilleuse qu’elles possèdent puisse être utilisée dans un but divin, sur toute la surface de la terre on verra s’allumer des foyers de lumière, et le monde entier parlera le langage de la nouvelle culture, le langage de la nouvelle vie, le langage de l’amour divin. Qu’attendent-elles pour se décider ?

Elles se destinent toujours à des occupations trop basses, trop ordinaires. Arriver à se caser quelque part et élever une marmaille, voilà l’idéal qu’on leur présente depuis d’enfance ! Bien sûr, de plus en plus elles arrivent à exercer des professions qui, sur le plan social, les rendent presque les égales des hommes. C’est très bien, mais c’est insuffisant, et c’est elles-mêmes qui finiront par s’en rendre compte, parce que leur véritable vocation ne s’arrête pas là. De plus en plus elles se sentiront insatisfaites. Mais elles ne devront s’en prendre qu’à elles ; c’est elles qui se fabriquent d’avance une destinée médiocre. Il ne sert à rien qu’elles se plaignent en soupirant : « Seigneur, quelle vie » Car c’est leur faute ; pourquoi n’ont-elles pas un idéal plus élevé ? Toute leur destinée serait changée.

Donc, désormais, que toutes les femmes sur la terre, qu’elles soient mariées ou non, mères de famille ou non, s’efforcent de devenir conscientes de leurs possibilités et décident de contribuer de tout leur être, grâce à leurs émanations subtiles, à la formation d’un nouveau corps collectif, le Royaume de dieu sur la terre. Quand elles commenceront à faire ce travail, quand elles se laisseront fertiliser par cette idée du Royaume de Dieu, le l’Age d’or, elles deviendront véritablement belles, vivantes, rayonnantes, car c’est cette idée qui les vivifiera et les embellira.

Source: http://herosdelaterre.blogspot.ca/

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