Qui est-ce qui valide notre monde ?

Qui est-ce qui valide notre monde ?

Comme tout est illusion, seul compte réellement le récit que nous en avons. Ainsi, la narration de ce que l’on voit, ou du moins de ce que l’on croit percevoir, valide le monde. Nous ne vivons dans cette réalité qu’à travers le prisme de sa possible interprétation. Tout ce que l’on peut interpréter et donc décoder de lui nous le rend alors intelligible, tandis que tout le reste nous est pour l’instant inaccessible.

Toute la problématique de notre réalité est qu’elle reste totalement illusoire. Ainsi, nous ne pouvons pas l’interpréter et c’est pour cela seulement que l’on se base sur la narration rapportée par le système, car en définitive, nous n’avons pas d’autre choix. Nous ne possédons pas les bases intellectuelles pour pouvoir décrypter et donc comprendre notre monde.

Le système a tout fait pour nous remplir de conceptions complètements chimériques qui ne nous servent à rien d’autres qu’à nous leurrer continuellement sur tout ce que nous vivons. Nous privant ainsi de la capacité conceptuelle de pouvoir comprendre notre réalité à la lueur de ce qui se passe réellement. Comme nous ne pouvons pas entrevoir le monde, le monde devient inexorablement contre nous, car nous en sommes comme désactivés et ainsi inexorablement désarmés.

Tant que notre seule activité cérébrale sera tournée vers l’illusion de ce monde, nous serons comme débranchés du réel, court-circuités de la vie et ainsi désinhibés du vivant. Voilà où nous en sommes tous en cette réalité inversée. Ceci est le système carcéral planétaire dans lequel le règne humain est pris au piège.

À travers cette compréhension, l’on peut facilement entrevoir pourquoi nous ne pouvons rien faire de notre vie puisque nous ne sommes pas en capacité de la vivre réellement. Nous ne vivons qu’un ersatz de vie, c’est-à-dire que nous croyons vivre alors que nous ne faisons qu’imaginer notre propre vie.

Dans ce milieu paradoxal, il y a tellement de chose à voir, mais la plus importante à comprendre d’abord est de se rendre compte de notre propre enfermement, qui se joue uniquement grâce au jeu de la narration illusoire que le système utilise. Toute la mécanique d’asservissement est dans cette narration que nous prenons par défaut comme seule base de notre réalité.

Tant que nous accepterons de nous baser sur ce biais cognitif, toute la réalité authentique ne nous sera jamais accessible, car cachée par toute l’illusion de cette fausse narration. Comme tout est illusion, seul compte réellement le récit que nous en avons et ce discours nous brise parce qu’il déforme sans cesse tout ce qui se montre pourtant.

Ainsi la narration de ce que l’on voit valide le monde, assoit ce réel dans notre propre perception. Mais nous ne voyons sans cesse que ce que l’on valide intérieurement, d’où l’importance primordiale du système, de pouvoir utiliser cette narration qui coule à travers tous les médias du monde entiers.

Comme nous ne vivons de cette réalité qu’à travers le prisme de sa possible interprétation, c’est seulement le récit narré par le système qui fait office de base interprétative, nous enlevant ainsi notre propre pouvoir de le faire par soi-même. Tout cela dans l’unique but de nous désactiver sans cesse de notre pouvoir réel en nous soumettant à un récit déjà interprété et donc bon à utiliser sans avoir à y réfléchir.

L’idée est que l’on ne fasse plus rien et que tout se fasse de manière automatique. Piratant ainsi tous nos processus naturels, vitaux et donc qui sont essentiels pour nous permettre de créer notre propre réalité à travers tout ce que l’on doit comprendre de soi, mais jamais des autres. C’est ici, toute la problématique, car comme nous ne pouvons plus accéder à ce qui nous sert d’évolution personnelle, nous finissons par involuer dans un état d’asservissement toujours plus grandissant.

C’est seulement parce que nous sommes dans cet état d’abrutissement extrême, que le système peut utiliser tous les procédés du vivant qu’il y a en chacun de nous pour créer une réalité complètement inversée. Tant que nous resterons dépendants de ce que le système nous offre, nous resterons incapables de pouvoir nous rebeller contre l’état d’esclavage dans lequel nous existons.

C’est ce que nous donne le système qui nous désactive de notre puissance créatrice car il a réussi à l’utiliser contre nous afin de mettre au monde, cette réalité chimérique. Tout ce que l’on peut interpréter et donc décoder à travers le récit du système, nous fait croire a notre intelligence qui ne peut pourtant rien d’autre que croire ce que lui raconte le récit.

Par contre tout ce que l’on peut percevoir d’illusoire dans notre réalité, va nous permettre de nous déprogrammer de toute l’influence néfaste de cette narration à outrance. Plus on va découvrir la mécanique insidieuse de toute cette narration uniforme et plus, on va se donner les moyens de s’ouvrir à d’autres narrations. C’est de cette manière que la mainmise du système va peu à peu s’estomper.

Mais attention, car le système a pensé à tout et à créer d’autres versions narratives, tout autant illusoire, mais qui sont contre ce qui est dit en général, dans la seule optique de continuer à nous perdre par des courants d’interprétations tout aussi illusoires. Ainsi, ces autres narrations sont quand même là comme des portes dérobées qui nous montre le plus important qui est d’apprendre à ne plus les écouter, mais découvrir comment s’écouter soi-même.

Nous avons ainsi besoin de réapprendre à créer nos propres narrations à travers nos propres capacités de décryptage de notre monde. C’est à travers ce mouvement que l’on récupère réellement notre pouvoir, car notre réelle puissance se trouve dans la juste interprétation de ce que l’on vit tous les jours.

Nous retrouvons ainsi, à travers cet apprentissage, les bases intellectuelles et conceptuelles afin de pouvoir décrypter et donc comprendre concrètement comment fonctionne notre monde. Quand nous percevons authentiquement tout ce qui se passe, la réalité n’est plus contre nous, puisqu’elle est finalement juste une extension de nous-même.

Ainsi, nous pouvons tout faire à mesure du moment où l’on retrouve sa propre mesure. Comprenez bien que sans la mesure de ce que nous sommes réellement, nous devenons la mesure d’autres êtres. C’est cette connaissance qui rendra totalement libre l’être humain quand, enfin, il aura compris, à travers toute l’illusion dans laquelle il œuvre sans cesse, qu’il est la mesure de tout.

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